Pourquoi

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Il existe plusieurs raisons d'opter pour un régime végétarien :

Raisons éthiques, morale ou philosophiques
Les droits des animaux, l’intérêt pour la condition animale, l’envie de mettre fin à leur souffrance et de prendre en compte leurs intérêts, la vie et le respect de l'animal.

L'environnement
L’élevage d’animaux de boucherie, et qui plus est l’élevage industriel ou intensif, est source d’innombrables gaspillages et pollutions (électricité, gasoil, eau, nitrates, méthane, bactéries, etc).

Le Tiers-monde
Une autre source de gaspillage important engendré par la consommation de viande, est le gaspillage de "protéines". Des gens ont calculé qu’avec des conditions économiques adéquates, un végétarisme généralisé permettrait de résoudre le problème de la faim dans le monde.

La santé 
Les produits d’origine animale favorisent l’apparition de certains cancers, de maladies cardio-vasculaires, de la cataracte, et d’intoxications alimentaires diverses.

La religion 
de nombreuses religions ou groupes religieux à travers le monde prônent le végétarisme, en particulier les religions orientales qui rassemblent de nombreux adeptes en Asie du Sud-Est : certaines formes de Bouddhisme, dont la célèbre minorité des Jaïns, en Inde, qui sont végétariens stricts (végétaliens). On peut aussi citer la religion Krishna, et de nombreuses sectes chrétiennes : la Rose-croix, Vie universelle, les Cathares, etc.

Le goût 
Quelques personnes déclarent avoir abandonné la consommation de viande pour des raisons de goût : elles n’aiment pas la viande.

En vérité les mobiles pour devenir végétarien sont nombreux, très diversifiés et dépendent de la sensibilité de chacun.

Il est facile d'objecter à ces arguments que des milliers de gens mangent de la viande, ne semblant ressentir aucun dommage ! Le corps humain est capable de s'adapter, mais à quel prix ? L'addition est plus ou moins lourde selon le potentiel vital et l'état des organes de chacun.

Et les protéines, alors ? : La question-clef est posée, celle qui angoisse les postulants au végétarisme. Il faudrait en terminer une bonne fois pour toute avec le préjugé tenace qui tend à confondre protéines et viande. Le règne végétal est tout aussi capable d'apporter, en qualité et en quantité, les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme. Du point de vue nutritionnel peu importe la source de la protéine, végétale ou animale, seule compte l'efficacité. Il faut noter qu'en moyenne, les consommateurs de viande absorbent le double de la ration protéinique recommandée ! Excès préjudiciable à la santé, qui entraine les maladies de pléthore : arthritisme, maladies cardio-vasculaires, certains cancers, obésité... A noter que la diététique officielle condamne l'excès de consommation de viande.

Les arguments d'ordre moral procurent des raisons supplémentaires d'être végétarien. "Nous ne devons jamais considérer un être vivant comme un moyen de satisfaire nos désirs" disait Kant. Comment accepter que la naissance, la vie et la mort d'un animal ne trouvent de justification que dans le plaisir de la table, pour flatter notre palais ? Les éleveurs industriels considèrent les animaux comme de la marchandise, se révélant imperméables à la souffrance animale. Pourtant, peut-on rester insensible devant des veaux attachés à vie dans l'obscurité, dans des boxes exigus, où il leur est impossible de se retourner et de se coucher, d'où ils ne sortiront que pour être menés à l'abattoir ? Les exemples ne manquent pas, tous plus révoltants les uns que les autres : batteries de poules pondeuses, élevages intensifs de porcs, poulets, gavage des oies et canards... L'élevage industriel ne se pratique pas au pré ! Aviez-vous remarqué que dans nos campagnes les prairies disparaissaient au profit des champs et que les animaux en liberté s'y faisaient de plus en plus rares ?

La triste existence des animaux dits "de consommation" se termine à l'abattoir, une mort pas toujours aussi "propre" qu'on voudrait nous le faire croire ! Pourtant le meurtre et la souffrance animale inspirent à la plupart d'entre nous une profonde répulsion.

La pratique du meurtre alimentaire entraîne la brutalité dans les moeurs, alors que le respect de la vie animale est probablement un des tremplins d'une spiritualité élevée. Ceux qui restent insensibles devant la souffrance animale seront-ils touchés par la misère humaine ?

La solidarité envers les peuples du Tiers-Monde constitue un aspect déterminant pour certains végétariens. En effet, la production de viande gaspille les céréales. Un animal qui consomme sept calories végétales (céréales) n'en restitue qu'une seule sous forme animale (viande). Chacun peut mesurer le gâchis engendré par ce type de consommation indirecte des céréales. Il faut bien avoir à l'esprit que plus du tiers des céréales produites dans le monde sert à nourir le bétail des pays riches et que les pays du Tiers-Monde fournissent de plus en plus de calories et de protéines pour l'alimentation animale (manioc, soja, arachides...). Ce qui est vraiment paradoxal lorsque l'on sait que la famine sévit dans ces pays ! A titre d'exemple, au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu'il n'en a reçu au titre de l'aide alimentaire ! Changer notre manière de produire et de consommer les protéines est un acte solidaire vis à vis des peuples les plus démunis !